samedi 28 août 2010

La petite Fadette, Georges Sand


La petite Fadette de Georges Sand, Ed. ProFrance avec l'autorisation des Editions Jean-Claude Lattès, coll. Classiques jeunesses, 1992, 1ère édition 1852, 380 pages.
Catégorie : classique, XIXème siècle, amour

4ème de couverture :
L'oeuvre romanesque de George Sand, s'étendant sur quarante-cinq ans, a été énorme. Un siècle après sa mort, elle reste une conteuse admirable. Ses romans qui sont passés à la postérité ce sont ceux qui parlent de son Berry, de la nature. La petite Fadette est l'une de ses incontestables réussites. La fiction poétique s'y mêle harmonieusement au pittoresque paysan, avec, dans l'étude des caractères, une grande finesse.

Ce livre m'a été offert quand j'avais une dizaine d'année. Je me souviens avoir commencé à le lire, mais n'adhérant pas l'histoire, j'ai fermé l'ouvrage au bout d'un quart de son volume.
Ce n'est qu'au début de juillet que j'ai eu envie d'entreprendre sa lecture complète.

La lecture est aisée, les personnages sont attachants notamment Fadette et Landry, les principaux protagonistes. Au sein de la campagne du Berry, dans un petit village, va naître une jolie histoire d'amour entre Landry, fils d'un fermier, et Fadette, considérée par tout le village comme une sorcière car, selon les habitants, sa grand-mère qui l'élève en est une. Cela ne les empêche pas d'aller la consulter de temps à autre lorsque quelqu'un est malade.

La rencontre de ces deux jeunes gens et l'évolution de leur relation en histoire d'amour secrète et impossible (jusqu'à un certain point) est décrite avec poésie et simplicité. Ne connaissant pas les écrits de Georges Sand, j'ai été agréablement surprise par sa manière d'écrire, très rafraichissante par rapport aux écrits très descriptifs (et parfois lourds) de certains de ces contemporains.

C'est une histoire douce, poétique sur les premiers émois de deux jeunes gens dans les campagnes françaises du XIXème où se mêlent préjugés, loyauté envers la famille et l'envie de faire son propre chemin.

vendredi 27 août 2010

De retour

Après plusieurs mois d'absence, je suis de retour sur le blog pour vous faire partager mes nombreuses lectures et mettre en ligne des chroniques prêtes depuis quelques temps.

L'été a été sous le signe des Policiers mais aussi de quelques relectures. Des chroniques bientôt!

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne rentrée, toujours sous le signe de la lecture!

dimanche 4 avril 2010

L'homme au ventre de plomb, de Jean-François Parot


L’homme au ventre de plomb de Jean-François Parot, éditions 10/18, collection « Grands détectives », rééd. sept. 2008 (1ère éd. mars 2001), 320 pages
Catégorie : Policier, Histoire, époque moderne.

4ème de couverture :
Fin de l’année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l’expulsion des jésuites est en discussion et la marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur. Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des Paladins de Rameau à l’Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV.
Durant la représentation, le comte et la comtesse de Ruissec, qui accompagnait la princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu’à l’hôtel des malheureux parents, où il va faire de bien curieuses constatations.
Nicolas découvre bientôt que ces meurtres paraissent liés à un complot jésuite. Mais ne s’agit-il pas là de fausses apparences, d’une manipulation compliquée des divers partis qui s’affrontent secrètement à la Cour ?

« Les aventures de ce nouveau limier se distinguent par leurs qualités littéraires et la singularités du personnage et de son siècle. » Télé journal.


Comme pour le premier volume de cette série, j’ai adoré. L’écriture est toujours aussi dense, l’histoire palpitante et recelant de milles et un détails sur l’époque de Louis XV.
L’enquête nous emmène en partie dans l’univers de la cour de Versaille, avec ses faux semblants et ses complots.
Si vous avez aimé « L’égnime des Blancs-Manteaux », vous aimerez « L’homme au ventre de plomb ».
Bonne lecture.

jeudi 11 février 2010

L'égnime des Blancs-Manteaux, de Jean-François Parot


L’égnime des Blancs-Manteaux de Jean-François Parot, éditions 10/18, collection « Grands détectives », rééd. juin 2008 (1ère éd. mars 2001), 384 pages.

Catégorie : Policier, Histoire, époque moderne.

4ème de couverture :
« 1761. Nicolas Le Floch quitte sa Bretagne natale pour se mettre au service de M. de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV. Nicolas prend vite du galon. Le voilà plongé dans une ténébreuse affaire. Meurtres, vols, corruption : secondé par l’inspecteur Bourdeau, il dénouera peu à peu les fils de cette enquête, qui touche de près le roi et la Pompadour… » Françoise Presles, La Vie.

« Un nouveau Maigret est né : Nicolas Le Floch. […] Jean-François Paros, qui a conçu cette série de polars historiques, connaît admirablement le Paris du XVIIIème siècle ainsi que les procédures judiciaires de l’Ancien Régime. »
Evelyne Lever, Madame Figaro.

Ayant vu l’adaptation qu’en a fait France télévisions à la fin de l’été 2008, j’étais curieuse de lire les romans. L’achat et la lecture de ce premier opus fut fait à l’automne 2008. J’ai été très agréablement surprise par ce livre que j'ai lu au tout début de l'été 2009.
M. Lardin, commissaire de la police des jeux à Paris, disparaît. M. de Sardines va confier l’enquête à Nicolas Le Floch, confié à lui par le parrain du jeune homme : le marquis de Ranreuil. Secondé par l’inspecteur Bourdeau, le jeune homme va démêler et découvrir bien des secrets ainsi que les différents aspects de la vie parisienne dans le dernier quart du XVIIIème siècle.
Historienne de formation, j’ai énormément apprécié les détails ayant très à cette époque. L’auteur la connaît parfaitement et la fait revivre grâce à son écriture légère mais fortement détaillée.
Son personnage principal, Nicolas Le Floch, est admirablement décrit et très attachant. J’ai suivi avec plaisir sa manière de mener une enquête.
Celle-ci est passionnante, il n’y a aucun temps mort ; et, bien que les divers indices soient portés à la connaissance du lecteur en même temps qu’au personnage principal, il est difficile de connaître le fin mot de l’histoire avant que celui-ci ne soit révélé. Pour les amateurs de romans policiers et ceux aimant les fresques historiques, je conseille chaudement cette série (actuellement 7 volumes sont parus aux éditions 10/18).

vendredi 22 janvier 2010

Entretien avec un vampire

Oyez, oyez! Commençons donc cette nouvelle année par des chroniques du monde vampire d'Anne Rice.

Entretien avec un Vampire d’Anne Rice, édition Pocket, réédition de 1990.
Catégorie : fantastique, vampire, classique.

4ème de couverture :
De nos jours, à la Nouvelle-Orléans, un jeune homm a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne la magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Ann Rice commence, il y a une quinzaine d’années, ce qu’elle croyait être « une courte nouvelle sur le thème du vampirisme ». Sa saga des vampires, poursuivie dans « Lestat le Vampire », « La reine des damnés » et « Le voleur de corps », est l’un des monuments de la littérature.

En mai dernier, après avoir lu les deux premiers tomes de la saga « Twilight » , j’ai décidé de me replonger dans l’univers vampirique d’Ann Rice. C’est avec un réel plaisir que je me suis attelée à la relecture du premier volume.

L’écriture est superbe, enivrante et nous plonge littéralement dans l’univers. Il n’y a aucun temps mort et la réflexion sur la mort et la non-mort y est toujours aussi intéressante. L’histoire est portée par Louis, vampire à l’âme profondément humaine mais dans une continuelle souffrance, alors que Lestat vit chaque instant sans prendre en compte les dommages collatéraux que cela peut engendrer. Contrairement à Louis, il accepte sa nature vampire, ce qui en fait un chasseur jouant avec ses proies, mêlant folie et sens pratique.
L’intrigue étant expliquée dans la 4ème de couverture, je n’en dévoile pas plus.

N’hésitez pas à découvrir ou redécouvrir ce roman, devenu au fil des années, un classique de la littérature fantastique.

samedi 2 janvier 2010

Bonne année 2010

Une année se termine, une nouvelle commence avec son lot de surprises, d'imprévues, de bonnes choses, de découvertes et de bonnes résolutions!

Mes meilleurs voeux pour 2010 pour toutes les lectrices et lecteurs occasionnels de ce blog :D
Amicalement
F.Andre

dimanche 20 décembre 2009

Dernières nouvelles de Dracula



Dernières nouvelles de Dracula, recueil de nouvelles, édition Pocket, collection Terreur, 1996.
Catégorie : fantastique, vampire

4ème de couverture :
Bon anniversaire Monsieur le Comte ! De Hollywood aux camps de concentration, de la Roumanie de Ceaucesu aux plages de Floride, hantant les vieux châteaux comme les centres commerciaux, les vampires sont partout. Acteur, tueurs à gages ou paisibles retraités, prenant l’apparence d’innocentes petites filles ou de … vamps, ils vous guettent, vous observent, prêts à vous saigner à blanc ou à vous inviter à rejoindre le club… Cela fait tout juste un siècle que Bram Stocker prenait sa plume pour raconter l’histoire d’un certain Dracula… Aujourd’hui, cent ans plus tard, Ann Rice, Kevin J. Anderson, Lawrence Watt Evas, Karen Robarts, Dan Simmons, Kristine Kathryn Rusch, Jonh Lutz, Janet Asimov, John Gregory Betancourt, Ron Dee, Philip José Farmer, Ed Gorman, Heather Graham, Edward D. Hoch, Dick Lochte, Tim Sullivan, W.R. Philbrick, Mike Resnick, Steve Rasnic Tem, Melanie Tem, ont tous écrits une nouvelle inédite pour rendre hommage au plus célèbre vampire de tous les temps.

En pleine redécouverte de l’univers vampirique d’Ann Rice, j’ai commencé par lire cet ouvrage emprunté à la bibliothèque en mai 2009.
L’introduction écrire parLeonard Wolf porte sur l’histoire des écrits sur les vampires et la littérature gothique. Elle s’avère être très instructive et permet de replacer l’ouvrage de Bram Stocker dans un mouvement littéraire.
Le recueil se poursuit par les différentes nouvelles des auteurs sus-cités. Celle d’Ann Rice (« Le maître de Rampling gate ») est emprunte de romantisme et de lyrisme dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle.
Elle est suivie par « Tous les enfants de Dracula » de Dan Simmons, l’action se situe en Roumanie juste après la chute de Ceaucesu. Cette nouvelle est tout bonnement surprenante, les passages décrivant la cruauté humaine sont assez crus mais montrent que le monstre (entre l’humain ou le vampire) n’est pas forcément celui que l’on croit.
« Question de classe » de Ron Dee m’a laissé indifférente, voir m’a plutôt déplu, surtout la personnalité du héros.
« Processus de sélection » d’Ed Goman est plus intéressant car entre en jeux un tueur à gages sans scrupules subissant un test, sans le savoir, pour devenir vampire.
« Le vampire dans le placard » d’Heather Graham est pleine d’humour et le personnage qui se fait avoir n’est pas forcément celui auquel le lecteur va penser de prime abord.
Quant au « Dixième élève » de Steve Rasnic Tem et Melanie tem, cette nouvelle met en avant le côté scolaire que peut prendre des alliances vampiriques et le fait que, même pour eux, la vie peut jouer de très mauvais tours.
Dans « Personne n’est parfait » de Philip José Farmer, j’ai retrouvé l’idée d’un vampire super star présent dans le roman d’Ann Rice « Lestat le vampire » mais surtout « La reine des damnès » qui lui fait suite.
« Dracula 1944 » d’Edward D. Hoch porte le mythe du vampire dans un camp de travail en Allemagne juste avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L’on y retrouve un Dracula différent, un « homme » simple voyageant avec des Tziganes avant que le groupe ne soit capturé et interné dans ce camp. Une série de meurtres commence mettant les nerfs du directeur du camp à rude épreuve.
« Contagion » de Janet Asimov mixte le thème de l’avancée de la robotique avec le vampirisme. Dans un monde futuriste peuplé de robots au cerveau positronique, un « vampire » va se réveiller suite à une cryogénisation de plusieurs siècles. Sa rencontre avec un robot-médecin féminin à l’apparence humain va changer leurs points de vue à tous les deux.
Dans « Une petite sœur ou bien… » de Karen Robards, le vampire est un bébé. Personne sauf son frère d’adoption ne semble se douter de quoi que ce soit. Ce petit garçon va tenter d’alerter le reste de sa famille avant de prendre une mesure radicale. Cette nouvelle est assez dérangeante car il est difficile de savoir si le bébé est vraiment un vampire ou si cet aspect est né de l’esprit de ce petit garçon qui voit son univers de fils unique bousculé par l’arrivée d’une nouvelle venue. La fin de cette nouvelle fait assez froid dans le dos.
« Rêve de vampire » de Dick Lochte nous présente un vampire acteur se vengeant de la mort d’un ancien amour.
« La peur a un nom » de L. Watt-Evans amène l’idée qu’un vampire a usurpé le surnom de Dracula donné à Vlad l’Empaleur, pour en faire le sien et semer à nouveau la terreur.
« Los ninos de la noche » de Tim Sullivan nous emmènent dans les souvenirs de tournage d’un assistant réalisateur en fin de vie et sur sa rencontre avec un vampire.
« Une petite musique de nuit » de Mike Resnick nous transporte dans l’univers du rock avec un découvreur de talent qui va tomber sur un groupe de vampires, mais il ne va pas sans douter une seule seconde.
« Monsieur Lucrada » de John Lutz nous apprend que les vampires peuvent vivre dans les lieux les plus ensoleillés des Etats-Unis et s’intéressent toujours autant aux jeunes filles.
« En attendant l’ouverture » de J. G. Betancourt est une nouvelle très courte, et, à mon sens, un peu confuse.
« Les enfants de la nuit » de Kristine Kathryn Rush ferme le recueil. Ici sont présentés des chasseurs de vampire et une institution recueillant les enfants enlevés et élevés par des vampires avant que ceux-ci ne perdent toute leur humanité.

Ce rassemblement de nouvelles m’a permis de découvrir de nouveaux univers vampiriques différent de celui créé par Ann Rice, et de celui, plus récent, mise en place par Stéphanie Meyer (je parlerai de ces deux univers dans de prochaines notes).
Il y en a vraiment pour tous les goûts et pour tous types de publics, bien que plusieurs d’entre elles soient plus pour un public averti tant les scènes de meurtre et d’atrocités commises sont décrites avec une grande précision.